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Drunk, Deux, 1917… Les 20 meilleurs films de 2020 à rattraper pour bien commencer 2021


Crise sanitaire oblige, les géants du blockbuster ont préféré faire le dos rond cette année laissant le champ libre à des films plus intimistes. Pour le plus grand bonheur des spectateurs.

Condamnées au silence et à l’obscurité totale des mois durant et jusqu’à ces derniers jours, les salles de cinémas ont connu l’une des années les plus sombres depuis leur création il y a 125 ans. La magie n’a pourtant pas quitté les productions qui ont su se frayer un chemin pendant les quelques semaines d’ouverture. Peu de blockbusters mais plus de films d’auteur et de documentaires qui ont séduit le service Culture du Figaro. Voici notre sélection des 20 meilleurs longs-métrages de l’année 2020.

Les Filles du docteur March , drame de Greta Gerwig, 2h14

Délicieux cadeau pour la nouvelle année! Greta Gerwig signe une nouvelle adaptation du roman de Louisa May Alcott, et ceux qui feront connaissance avec les filles du docteur March comme ceux qui les fréquentent depuis longtemps en auront un égal plaisir. Greta Gerwig les met en scène avec un dynamisme irrésistible. Par une belle inspiration d’écriture, le film entrelace les époques sans transition, le montage raffiné fait basculer les filles des péripéties de leur adolescence à leur vie de femme dans un fondu qui ne sépare pas les temps. Plus subtilement encore, la réalisatrice touche à des thèmes très actuels sans altérer le cadre historique de l’histoire.

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Les Enfants du temps , film d’animation de Makoto Shinkai, 1h54

Lycéen, Hodaka, 16 ans, quitte son île natale pour partir à Tokyo qu’il découvre sous une pluie battante. Il est recruté par une revue spécialisée dans le paranormal et se voit confier une enquête sur les «prêtresses du temps», des «filles soleil» capables de faire apparaître le soleil en pleine tempête. Le garçon ne croit pas à la vraisemblance du sujet, jusqu’à ce qu’il rencontre Hina. Makoto Shinkai, 46 ans, que l’on compare déjà à Hayao Miyazaki, dose avec maestria incursions entre fantastique et réalisme et marie allègrement séquences futuristes d’une mégapole gigantesque et vues apocalyptiques.

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1917 , film de guerre de Sam Mendes, 1h59

En sortant de Cléopâtre (1963), superproduction éreintante, Joseph L. Mankiewicz avait exprimé le vœu de tourner un film avec deux acteurs dans une cabine téléphonique. Il ne sera pas loin de réaliser son souhait quelques années plus tard en signant Le Limier. Après deux très bons James Bond, (Skyfall et Spectre), le Britannique Sam Mendes a lui aussi ressenti le besoin de se reposer. Il est retourné mettre en scène au théâtre. Il revient donc au cinéma avec de nouveau l’envie d’en découdre. 1917 n’a rien d’un film de transition. Au contraire, le réalisateur d’American Beauty et des Sentiers de la perdition jette toutes ses forces dans la bataille. Inspiré des souvenirs de son grand-père, vétéran de la Première Guerre mondiale, 1917 suit en temps réel la course contre la montre de deux soldats anglais envoyés en territoire ennemi pour annuler une attaque suicidaire et sauver la vie de 1600 soldats. Aidé par le grand chef opérateur Roger Deakins, Mendes filme en plans-séquences la mission des deux Premières classes. Les raccords sont invisibles et, outre la prouesse technique, ce parti pris crée une immersion spectaculaire et menaçante. La traversée du no man’s land, paysage de désolation et de mort, est l’une des plus fortes évocations de la boucherie de 14-18 qu’on ait vues depuis longtemps.

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Deux , comédie dramatique de Filippo Managhetti, 1h35

Sans fard, avec un talent dénué de prétention, Filippo Meneghetti se penche sur une idylle entre lesbiennes retraitées. Madeleine et Nina n’ont pas renoncé au désir. Elles rêvent de partir s’installer à Rome. En attendant, elles dansent sur une chanson italienne. Deux est le récit d’une double vie, d’un mensonge et la sidération que provoque sa révélation dans l’entourage. Le réalisateur contourne tous les obstacles avec un naturel confondant. Léa Drucker dans le rôle de la fille de Madeleine est parfaite d’effroi et de tendresse. Barbara Sukowa a gagné en gravité, avec des regards qui en disent long, une colère mêlée de détresse. Deux est un premier long-métrage qui coule de source.

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Un divan à Tunis , comédie dramatique de Manele Labidi, 1h28

Une psychanalyste ayant exercé à Paris ouvre son cabinet à Tunis, sur la terrasse de son immeuble. La chose fait jaser. Selma affiche au mur un portrait de Freud. Son père se demande s’il ne s’agit pas d’un frère musulman. Elle n’est pas au bout de ses peines. Les vignettes se succèdent, dans ce premier film au ton plein de fraîcheur. Il est porté par une actrice radieuse, à la santé conquérante, au sourire désarmant. Manele Labidi pratique un cinéma naïf, comme on le dit de la peinture. Cela va de la comédie de mœurs au portrait de groupe. Tout cela avec une insolence décontractée.

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Dark Waters , drame de Todd Haynes, 2h07

Les vaches ne se sentent pas bien. Elles sont agressives. Leurs dents sont noires. Elles ont un foie d’une taille monstrueuse. Ce fermier de Virginie-Occidentale est en colère. Il déboule en 1998 chez un avocat de Cincinnati avec un tas de pièces à conviction, des photos, des échantillons, des cassettes vidéo. Il est sûr que l’usine DuPont empoisonne son bétail, pollue les torrents. Problème: le cabinet a la multinationale parmi ses clients. Que faire? Todd Haynes, qu’on a connu plus esthète, filme cette traque obstinée, d’une lenteur sereine. Dans des paysages gris, verdâtres, sous des ciels plombés, un Sisyphe du barreau dépouille des tonnes de dossiers, affronte des dirigeants cyniques et corrompus. Un film habité.

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La Communion , drame de Jan Komosa, 1h58

Daniel veut devenir prêtre. Son casier judiciaire l’en empêche. Pourquoi ne pas dire qu’il s’appelle père Tomasz, qu’il arrive de Varsovie et qu’il est là pour remplacer le curé local parti pour régler son addiction à l’alcool? Il enfile un col blanc d’ecclésiastique et le tour est joué. L’habit fait vraiment le moine. Jan Kosama montre cette nourriture abstraite qu’est la foi. Il brosse le portrait d’un homme enfermé dans ses songes. La Communion est d’une singularité brûlante. Sacré film, si on ne peut pas parler tout à fait de film sacré.

Un fils , drame de Mehdi M. Barsaoui, 1h36

Fares et Meriem filaient un bonheur parfait. Ils ont un fils de 10 ans. En 2011, la Tunisie est en plein printemps arabe. L’espoir n’est plus interdit. Mais au retour d’un week-end à Tataouine, la voiture tombe dans une embuscade. À l’arrière de la Range Rover, le petit Aziz est grièvement blessé. Le gamin a besoin d’un foie intact. On cherche un donneur compatible. Fares se dévoue. Les tests sanguins sont formels : il n’est pas le père biologique. Entre les parents, la guerre est déclarée. C’est un problème très délicat qu’aborde le réalisateur. Il possède un regard d’une très grande bonté, place sa caméra à hauteur d’homme. Ce Fils est unique.

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The Climb , drame de Michael Angelo Covino, 1h38

Mike a couché avec la future femme de Kyle. Il lui annonce ça dans la côte qu’ils grimpent à vélo. Le mont Ventoux n’est peut-être pas le meilleur endroit pour apprendre une nouvelle de ce genre. Le cocu pédale comme un fou à la poursuite de son compagnon. Le ton est donné. Michael Angelo Covino décline en sept épisodes la mue de cette relation que les savants appelleraient toxique. Une certaine gravité gagne l’ensemble de ce film sensible, inventif, percutant.

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Eva en août, drame de Jonas Trueba, 2h09

Cette année, ça sera sans elle. Eva ne part pas en vacances. Elle préfère rester à Madrid. En plus, on lui prête un appartement. Pourquoi se priver ? Un mois de liberté ne se refuse pas. Elle a 30 ans et des poussières. Elle traîne, se cherche. On la dirait sortie d’un film de Rohmer. Il y a chez elle une fraîcheur, une disponibilité qui rappelle ces filles bavardes et décontractées qu’on aimait chez le réalisateur français.

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La Femme des steppes, le flic et l’œuf , comédie policière de Quanan Wang, 1h40

Tout commence par le corps d’une femme retrouvé au milieu de la steppe. Un policier novice est désigné pour surveiller le cadavre et la scène de crime, en attendant de faire venir une ambulance. Il est rejoint par une bergère, venue l’épauler après avoir rentré ses moutons. Le lendemain est le premier jour d’une existence nouvelle pour chacun des protagonistes, ou d’une perte irréversible. Une œuvre à l’intrigue minimaliste, très peu dialoguée, mais d’une beauté à couper le souffle et d’une subversion subtile. Quanan Wang rappelle ici certaines vérités universelles. Les hommes ne comprennent pas grand-chose aux femmes. Face à ce mystère, ils sont maladroits, ridicules ou violents. Le désir d’enfant peut faire soulever des montagnes, même dans un paysage de plaine.

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Never Rarely Sometimes Always , drame de Eliza Hittman, 1h42

Mise en cloque, la mutique Autumn (la chanteuse Sidney Flanigan à fleur de peau et dont c’est le premier rôle) part, accompagnée de sa cousine Skylar (Talia Ryder), avorter à New York. Des rues aux couloirs de métro de la Grosse Pomme, le duo erre sans le sou, esquive les malotrus. Le film esquisse un road-trip intime de quête de soi et de son autonomie. Le portrait sensible et sans idéologie d’une jeunesse féminine face à une masculinité toxique banale.

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Dans un jardin qu’on dirait éternel , comédie dramatique de Tatsushi Ōmori, 1h40

À Yokohama, la vingtaine, Noriko (Haru Kuroki) et sa cousine Michiko (Mikako Tabe) se cherchent encore. Après une suggestion familiale, elles décident d’apprendre l’art du thé. Les cours de Madame Takeda (Kirin Kiki) infusent sur leur personnalité. Au fil des heures, puis des jours d’apprentissage intensif, les jeunes femmes comprennent que « patience et longueur de temps font plus que force ni que rage ». Haru Kuroki et Mikako Tabe apportent une douceur angélique à leur personnage. Main ferme dans un gant de velours, en Maître Takeda, Kirin Kiki, disparue en 2018, est toujours aussi juste. Tatsushi Omori prend le temps d’observer ses personnages, fait l’éloge de la lenteur comme un artisan pratique l’amour du travail bien fait. Philosophe, le réalisateur s’appuie sur la cérémonie traditionnelle du thé pour dessiner deux jeunes femmes que tout paraît opposer mais qui resteront unies.

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Antoinette dans les Cévennes , comédie de Caroline Vignal, 1h35

Professeur des écoles, Antoinette (Laure Calamy) chante et danse à l’idée de passer une semaine de vacances avec Vladimir, son amant (Benjamin Lavernhe plutôt discret). À la dernière minute, son amant lui apprend qu’il part avec femme et enfant dans les ­Cévennes. Sans réfléchir, Antoinette décide de rejoindre l’homme qu’elle aime à la folie, réserve un âne prénommé Patrick pour l’accompagner. Sa route sera semée d’embûches, de découvertes diverses et de rencontres inattendues. Dans son deuxième long-métrage, Caroline Vignal se concentre sur une jeune femme aussi intrépide et exubérante que Fifi Brindacier. En quête de son prétendant perdu, dans la peau d’une enseignante hors norme, elle renaît à la vie, grandit, fait le deuil de ses amours mouvementées, se libère, trouve de nouveaux repères. Labellisé Festival de Cannes 2020, la comédie «âne-movie» de Caroline Vignal donne de la joie au cœur.

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Honeyland , documentaire de Tamara Kotevska et Ljubomir Stefanov, 1 h 26

Doublement nommé pour l’Oscar du meilleur film étranger et du documentaire, grand prix au Festival de Sundance, ce documentaire suit la vie d’une « femme aux abeilles », qui récolte le miel de manière traditionnelle en Macédoine. L’héroïne voit débarquer dans son village une famille nombreuse. Le père veut lui aussi récolter le miel… Une tragédie se joue. Paysages d’une immense beauté, photographie soignée, les réalisateurs offrent une sorte de western russe. On en ressort secoué.

Les Choses qu’on dit, les choses qu’on fait , drame romantique d’Emmanuel Mouret, 2h02

Maxime raconte sa vie, ses déboires. Sans doute qu’il enjolive un peu, se donne parfois le beau rôle. Il n’y a pas de mal à ça. Daphné ne tarde pas à lui emboîter le pas. Elle aussi a une histoire. Les amours des autres sont toujours intéressants, mystérieux. On écoute. On compare. Emmanuel Mouret montre des êtres cultivés, raisonneurs, vaguement perdus. Les couples se défont sans vrai drame, avec une sorte de fatalité souriante. La mise en scène est d’une fluidité rare. C’est le cinéma de la délicatesse et de la légèreté. Emmanuel Mouret offre une marqueterie de sentiments. Il garde son style, mais est ici frappé par un état de grâce. Tout lui réussit. Camélia Jordana est timide et sensuelle. Vincent Macaigne se révèle émotif et fragile, élargissant sa palette habituelle. Émilie Dequenne surprend : elle cache bien son jeu. L’ensemble donne envie d’aborder des passant(e)s dans la rue, de relire ses classiques, de mettre Erik Satie sur la platine. Encore un baiser s’il vous plaît.

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Sing Me a Song , documentaire de Thomas Balmès, 1 h 35.

Dix ans après Happiness, le documentariste Thomas Balmès revient filmer l’Himalaya. Au Bhoutan, le réalisateur de Bébés filme un apprenti moine élevé dans un petit monastère au cœur du village de Laya à 4000 mètres d’altitude. L’arrivée récente de l’électricité et d’internet a tout bouleversé. Smartphones, jeux vidéo, réseaux sociaux déferlent. Le moinillon s’éprend d’une chanteuse sur WeChat, qu’il rejoint dans la capitale. Les somptueux paysages himalayens contrastent avec l’étroitesse d’esprit d’une société qui s’enferre et commence à se noyer à vitesse grand V dans les écrans. Un film sensible et contemplatif, dont on ressort la gorge nouée.

Maternal , drame de Maura Delpero, 1h29

Trois jeunes femmes composent avec les contraintes imposées par le foyer des religieuses qui les accueille à Buenos Aires. Mère de la petite Nina, extravertie, Luciana, 17 ans, a envie de s’amuser, sortir et revoir le garçon qui l’attire à l’extérieur. Enceinte et déjà maman du petit Mickaël, Fatima, qui a le même âge, est plus réservée, studieuse et obéissante. Paola, 20 ans, sort du lot. Fatima fait une fugue. Paola, la religieuse au regard doux et songeur, se voit confier Nina. La réalisatrice italienne Maura Delpero, 44 ans, filme la complexité des relations qui se tissent entre les trois jeunes filles. Pour Maternal, la cinéaste puise dans son expérience. Elle balaie subtilement et avec une grande sensibilité les thèmes de la maternité, les rapports mère-enfant, l’importance de l’éducation et de l’émancipation féminine. Prenant garde de ne jamais juger ses héroïnes, toujours bienveillante, ­Maura Delpero met en scène avec bonheur de jeunes actrices non professionnelles. En particulier les deux filles-mères, Denise Carrizo et Augustina Malale. Plus vraies que nature et semblant sortir tout droit d’un film documentaire, elles fusionnent littéralement corps et âme avec leurs ­personnages.

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Drunk , comédie dramatique de Thomas Vinterberg, 1h55

Selon un philosophe scandinave, l’être humain serait beaucoup plus performant avec en permanence 0,5 gramme d’alcool dans le sang. La difficulté consiste à maintenir le niveau. La théorie séduit quatre amis danois qui commencent à la mettre en pratique au cours d’un dîner gastronomique. En sortant du restaurant, ils décident d’appliquer ce programme de façon scientifique. La médaille a son revers. Il y a toujours le verre de trop. Les chiens sont lâchés. Cul-sec et gueules de bois garantis. Vinterberg fait souffler son pays dans le ballon. Chez lui, l’ivresse est un spectacle. Il renverse les tables et les préjugés, décrit une société imbibée et inhibée, montre une énergie et une drôlerie peu communes. Cette crise de la quarantaine est à consommer sans modération. Le film excite, dérange, séduit. La sobriété est un vilain défaut. Il y a quelque chose de pourri au royaume de Danemark. Rouge ou blanc ? That is the question.

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Princesse Europe , documentaire de Camille Lotteau, 1h49

La meilleure comédie de l’automne est un documentaire sur Bernard-Henri Lévy. L’ancien nouveau philosophe a donné carte blanche au réalisateur trentenaire pour le filmer pendant la campagne des élections européennes de 2019. BHL sillonne alors l’Europe avec une pièce de théâtre qu’il a écrite et qu’il interprète, Looking for Europe. Par le montage et la voix-off, Lotteau transforme le making-of en portrait malicieux de l’intellectuel médiatique, narcissique et passionné, ridicule et non dénué de panache. Lotteau et sa caméra restent à la porte des conciliabules avec Steve Bannon, Viktor ­Orban ou encore le président de l’Ukraine Petro Porochenko. Il en profite pour échanger par SMS avec sa «pote “gilet jaune”», correspondante mystérieuse qui fait entrer le point de vue du peuple dans la bulle BHL. Il va aussi recueillir une autre parole que le discours officiel et institutionnel. Celle de la poétesse Luna Miguel à Barcelone, de l’écrivain polonais Andrezj Stasiuk à Gdansk ou d’un groupe de jeunes gens à Belfast, à l’entrée d’un pub, qui dit sa fierté d’être irlandais. Un autre visage de l’Europe.

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