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Bardot, Delon, Belmondo, Godard… François Chalais, l’homme qui murmurait à l’oreille des stars


Avec ses émissions Cinépanorama et Reflets de Cannes, le journaliste aura rencontré les plus grands noms du cinéma français et international. Retour sur des entretiens de légende disponibles aujourd’hui sur la plateforme Madelen.

Un ton direct, pas toujours chaleureux mais sincère, un style singulier. Dans Cinépanorama, pendant dix ans, François Chalais, qui fut aussi journaliste au Figaro, a recueilli les confidences de ceux qui deviendront les grands mythes du cinéma.

Tout a commencé un matin de septembre 1946, lorsque ce reporter, ancien reporter de guerre de Saïgon à Madagascar en passant par Hanoï et Cuba, monte à Paris, à bord d’un train qui va le conduire à Cannes où il n’a jamais mis les pieds. Le directeur de Carrefour, l’hebdomadaire démocrate-chrétien puis gaulliste dont il dirige les pages culturelles, lui a demandé de couvrir la première édition de l’après-guerre d’un festival International du Film. Le journaliste n’a pas hésité un instant. Adolescent, il est entré pour la première fois dans une salle de cinéma pour voir Monsieur Smith de Frank Capra. Un véritable coup de foudre pour le septième art et ses interprètes.

Le 20 septembre 1946, il monte pour la première fois les marches d’un palais flambant neuf, dont le plâtre n’est pas encore tout à fait sec. Au fil des projections, il va découvrir, applaudir et rendre compte de films dont les festivaliers sont les premiers spectateurs : La symphonie pastorale de Jean Delannoy, La bataille du rail, de René Clément, et beaucoup d’autres.

Huit ans après les débuts officiels de Cannes, il propose à la direction de la télévision de présenter ce qui va devenir, en 1954, le premier magazine de cinéma du petit écran : «Cinépanorama». Il obtient un feu vert et décide de le coproduire avec Frédéric Rossif, un autre pionnier de la télévision, dont il partage le bureau dans l’immeuble du 15, rue Cognacq-Jay.

L’aventure va se poursuivre jusqu’en 1967 et permettre au journaliste de recueillir les confidences d’actrices et d’acteurs parfois célèbres, souvent débutants, dont le nom comme la filmographie sont aujourd’hui devenus mythiques.

François Chalais nous a quittés en 1996 en laissant aux générations futures des images en noir et blanc mais hautes en couleurs . Elles font désormais partie de notre histoire. Restaurées par l’INA, avec la complicité de Mei-Chen Chalais, l’épouse de grand journaliste passé par Le Figaro, elles sont réunies par Madelen sous la forme d’une collection. On y trouve deux films signés Chalais, Le chien avec Alain Delon (qui accepta un cachet dérisoire pour tourner dans ce film sur les solitaires pour les solitaires) et L’été en hiver , romance avec Mireille Darc et Michel Piccoli. Mais surtout de grands entretiens que nous vous proposons de retrouver.

Jeanne Moreau raconte ses débuts en 1956

Jeanne Moreau n’imagine pas qu’elle est à l’aube d’une carrière exceptionnelle lorsque François Chalais la retrouve dans sa loge des Bouffes-Parisiens, à la fin d’une représentation de Pygmalion de George Bernard Shaw, mise en scène par Jean Marais. Comme le précise le journaliste, elle est effectivement très occupée.

Entre deux apparitions à la scène, l’ex-pensionnaire de la Comédie-Française et du TNP interprète à l’écran des personnages très différents. Après Il est minuit docteur Schweitzer, Touchez pas au grisbi et surtout La reine Margot, elle s’apprête alors à tourner le rôle principal d’Ascenseur pour l’échafaud, réalisé par Louis Malle.

Elle n’est pas encore une habituée du Festival de Cannes, mais elle va bientôt entrer dans sa légende. En 1960, elle recevra le prix d’interprétation féminine pour Moderato Cantabile et plus tard, elle occupera à deux reprises la prestigieuse fonction de présidente du jury.

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Jeanne Moreau

En 1960, Jeanne Moreau a reçu le prix d’interprétation féminine à Cannes pour Moderato Cantabile. INA

Belmondo… un débutant sur la Croisette

Lorsque Jeanne Moreau reçoit en 1960 ce Prix d’interprétation féminine par le jury présidé par Georges Simenon, elle adresse un clin d’œil complice à son partenaire resté dans la salle: Jean-Paul Belmondo.

Deux mois auparavant , il a connu son premier triomphe public et critique à l’écran grâce à À bout de souffle, réalisé par Jean-Luc Godard. Depuis ses 1953, il avait multiplié les apparitions remarquées au théâtre, mais en revanche, jusqu’à ce jour, pour le monde du septième art, il n’était pas considéré comme une tête d’affiche. Avec son physique de boxeur, ses professeurs du Conservatoire ne le voyaient pas faire carrière, comme l’on dit.

Ce sera pourtant le point de départ d’une carrière récompensée en 2011 par une Palme d’honneur. Il ne l’imaginait sans doute pas lorsque au début de l’année 1960, il répond aux questions de François Chalais, l’un des premiers à croire en son potentiel cinématographique et en son avenir.

François Chalais aura été l’un des premiers critiques à croire au potentiel cinématographique de Jean-Paul Belmondo. INA

Godard, l’amour ou le mépris

Jean-Luc Godard déjà tel qu’en lui-même ! En 1964, quand François Chalais interroge le metteur en scène sur sa jeune filmographie, il répond du tac au tac qu’il préférerait répondre à des questions sur la guerre du Vietnam ou l’avenir de l’Europe.

Avec le Festival, il n’a jamais cessé d’entretenir des rapports tumultueux. En 1961, furieux que À bout de souffle n’ait pas été retenu dans la compétition officielle, il organise une projection dans une salle locale. «Ça m’aurait fait plaisir d’être sélectionné mais parce que ça m’aurait fait une chambre à l’œil», confie-t-il, narquois, à Chalais.

En mai 68, il fait partie de ceux qui mènent une révolte qui va se conclure par la fin prématurée de la 21e édition. «Je vous parle solidarité avec les étudiants et les ouvriers et vous me parlez travelling et gros plan ! Vous êtes des cons !», lance-t-il au cours d’un débat particulièrement houleux. L’incident est vite oublié. En 1980, Sauve qui peut (la vie) lui vaut sa première sélection officielle mais pas la moindre récompense, ce qui sera également le cas de Passion et Détective. Il ne se décourage pas pour autant. «Avec le festival, j’irai jusqu’à la mort, mais je ne ferai pas un pas de plus !», a-t-il un jour assuré.

À quoi les organisateurs ont répondu: «À chaque fois, Jean-Luc promet d’être là… ce qui ne veut rien dire.» En revanche, il a tenu sa promesse : il est venu quand François Chalais lui a demandé de participer à Cinépanorama.

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Jean-Luc Godard

Malgré son aversion pour les entretiens Jean-Luc Godard a accepté en 1964 de répondre aux questions de François Chalais. INA

Jacques Tati et Monsieur Hulot en goguette sur la Croisette en 1956

Monsieur Hulot au Festival de Cannes 1956, mais sans son imperméable, son chapeau et son parapluie. Il passe ainsi quasiment incognito sur une Croisette où son nom, en revanche, est très présent. En 1953, Jacques Tati a créé l’événement cinématographique de l’année avec Les vacances de Monsieur Hulot. Les critiques ont salué un auteur-réalisateur-acteur qui a repris les principes du cinéma muet en les adaptant au monde du parlant.

Son nom s’ajoute désormais à ceux des maîtres du burlesque du temps des années folles, de Charlie Chaplin à Max Linder en passant par Harold Lloyd et Buster Keaton. «J’ai imaginé un personnage d’une indépendance complète, d’un désintéressement absolu et dont l’étourderie, qui est son principal défaut, en fait, à notre époque fonctionnelle, un inadapté», explique-t-il alors à ceux qui l’interrogent. Il précise parfois que ce personnage est né de l’observation de la silhouette d’un voisin de l’immeuble où il habitait : un architecte qui n’est autre que le grand-père d’un certain Nicolas Hulot…

Le réalisateur prépare alors un nouveau long métrage Mon oncle qui, en 1958, sera récompensé par le Prix Spécial du jury. Des confidences qui s’ajoutent à celles qu’il fait à la caméra de François Chalais et que vous allez découvrir …

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Jacques Tati

Jacques Tati raconte au micro de François Chalais comment est né le personnage de Monsieur Hulot. INA

Alfred Hitchcock, le bon convive de la Riviera

Alfred Hitchcock aimait la France et, en particulier, la Côte d’Azur. Quand, en 1954, il tourne La main au collet sur la Riviera, il ignore qu’un an plus tard, l’actrice qu’il a choisie, Grace Kelly, va rencontrer le Prince Rainier.

Au début du mois de mai 1955, elle pose ses valises à l’hôtel Carlton assurer la promotion du film dont elle partage la tête d’affiche avec Cary Grant. Dès le lendemain matin, elle se rend à Vallauris pour des photos avec Picasso, destinées à un prestigieux magazine. Le peintre lui fait faux bond et, pour s’excuser, les organisateurs de la rencontre lui font visiter, à Vence, la chapelle décorée par Matisse, qui n’a pas encore été inaugurée.

Quelques jours plus tard, un journaliste de Paris Match, Pierre Galante, parvient, non sans mal, à la convaincre de se rendre à Monaco, le temps d’un reportage dans le château du souverain de la Principauté. Alfred Hitchcock a été, dit-on, l’un des premiers à savoir qu’une idylle était en train de naître. Le mariage a été célébré le 18 avril 1956, mais le metteur en scène n’a pas abordé le sujet quand devant la caméra de François Chalais, il s’est mis à table dans tous les sens du terme…

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Alfred Hitchcock

Alfred Hitchcock a été interviewé par François Chalais dans un bon restaurant cannois. INA

Brigitte Bardot ou quand la Croisette créa la star

Le palmarès de Brigitte Bardot est encore limité à six apparitions à l’écran quand, en 1953, elle devient, pour la première fois, la cible des photographes du Festival de Cannes. Elle crée l’événement en posant en bikini sur une plage de la Croisette.

Trois ans plus tard, elle devient, en quelques semaines, une star internationale, grâce à Et Dieu créa la femme, réalisé par Roger Vadim. Elle n’imagine pas l’émeute que va désormais déclencher chacune de ses apparitions sur les marches du Palais.

Moralement, elle ne le vit pas très bien. Pendant quelques mois, elle va ainsi se montrer distante envers les journalistes qui veulent l’interviewer, voire annuler des rendez-vous. Elle se crée ainsi une «mauvaise réputation» qui va s’estomper et même disparaître petit à petit après la diffusion de ses confidences devant la caméra de François Chalais.

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Brigitte Bardot

Distante envers les journalistes, la jeune Brigitte Bardot se confiera à la caméra de François Chalais. INA

Gabin, le monstre sacré le plus discret

Jean Gabin déteste les mondanités et il ne s’en cache pas. Elles le mettent mal à l’aise et, comme il a l’habitude de le dire, attendre que trois cents personnes s’assoient pour commencer enfin à becter, ce n’est pas son truc ! Lui, il aime dîner à heure fixe.

En 1949, quand Au-delà des grilles de René Clément a été récompensé, il a discrètement félicité sa partenaire Isa Miranda, lauréate du Prix de l’interprétation féminine. Pour faire plaisir à des producteurs et à des réalisateurs amis, il a parfois dérogé à cette règle en sacrifiant au rituel de la montée des marches du Festival de Cannes. En 1961, il apparaît ainsi devant les photographes au bras de Françoise Arnoul, sa partenaire, sept ans auparavant, dans French Cancan, réalisé par Jean Renoir. En 1958, en revanche, il a résolument joué de la carte de la discrétion.

Venu recevoir sur la Croisette la coupe Volpi décernée par le festival de Venise, il n’est pas descendu du Train Bleu à Cannes, comme cela avait été prévu. Afin d’échapper aux photographes et à la foule qui l’attendait sur le quai, il a préféré attendre l’arrêt suivant. À la sortie de la gare de Juan-les-Pins, il a toutefois été filmé par la caméra de François Chalais qui avait flairé le subterfuge… Il n’en a pas voulu à un journaliste qu’il considère alors comme un ami loyal. Il s’est ainsi confié à lui, tout sourire, à l’occasion de la sortie d’Archimède le clochard. Un personnage qu’il avait été visiblement heureux d’interpréter.

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Jean Gabin

En 1961 Jean Gabin descendra du train à Juan-les-Pins pour éviter les journalistes du Festival de Cannes, il y retrouvera son ami François Chalais. INA

Jean Cocteau, deux fois président du jury

Jean Cocteau avait l’habitude de dire, en souriant : «Cocteau n’est pas le pluriel de cocktail !» Il évoquait ainsi ces soirées mondaines qu’il fréquentait assidûment dans le Paris littéraire mais aussi, presque chaque année, à l’occasion du Festival de Cannes.

Régulièrement présent depuis 1946, il est ainsi entré dans l’histoire de la manifestation en présidant le jury en 1953, mais également l’année suivante, ce qui n’était jamais arrivé et ne se reproduira sans doute pas de sitôt. Surnommé par la presse «Cocteau le magnifique», il va faire preuve d’une conscience professionnelle exemplaire en voyant chaque film deux fois et en demandant aux autres membres du jury de faire de même. Le choix d’attribuer le Grand Prix au film réalisé par Henri-Georges Clouzot, Le Salaire de la peur a ainsi été l’objet de longs débats.

En 1954, quelques heures avant la cérémonie de clôture, Cocteau a exigé que l’on crée un trophée supplémentaire pour un long métrage qui, à son regret, ne figurait pas au palmarès. Un prix spécial est né ce jour-là. René Clément en a été le lauréat pour Monsieur Ripois. En 1954, le poète va beaucoup œuvrer pour que la Palme d’Or revienne à La Porte de l’enfer, un film japonais de Teinosuke Kinugasa. Ce que la critique ne va pas apprécier.

Nommé Président d’honneur en 1957, il revient en mai 1959 pour annoncer son prochain film dont le tournage débutera au mois de septembre aux Baux de Provence, Le testament d’Orphée. Il promet alors à François Chalais de lui accorder, le moment venu, un entretien pour Cinépanorama. Il va tenir parole…

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Jean Cocteau

Deux fois président du jury au Festival de Cannes, Jean Cocteau s’est entretenu avec François Chalais pour Cinépanorama. INA

Alain Delon raconte Rocco et ses frères en 1959

Alain Delon est une star en puissance. Dès ses premières apparitions à l’écran en 1957, les professionnels du cinéma en sont unanimement convaincus. Au début du mois de mai 1959, son arrivée sur la Croisette au bras de Romy Schneider devient l’événement de la 12e édition du Festival. Les photographes se bousculent pour immortaliser sur la pellicule ceux que l’on surnomme «Les fiancés de l’Europe».

Delon s’apprête alors à se rendre en Italie, dans la province de Naples pour jouer le personnage principal de Plein soleil, réalisé par René Clément. Il a également signé un contrat pour Rocco et ses frères, qui sera mis en scène par Luchino Visconti.

Ces deux films vont lui permettre d’accéder au rang de star. Ce statut ne doit rien au hasard : il a énormément travaillé les personnages qu’il a accepté d’incarner. L’entretien qu’il accorde en décembre 1959 à François Chalais confirme que, pour réussir, il faut se battre, y compris sur un ring. Un dialogue en forme de mise au poing.

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Alain Delon

Dans l’entretien qu’accorde Alain Delon à François Chalais en décembre 1959, il confirme que pour réussir, il faut se battre, y compris sur un ring. INA

Sophia Loren, la naissance d’un mythe

72 personnes ! En 1954, l’Italie débarque en force au Festival de Cannes. Raf Vallone et Gina Lollobrigida sont, en théorie, les «têtes de liste» de cette délégation artistique. Et pourtant dès le premier soir, les flashes des photographes éclairent en priorité une jeune actrice, Sofia Scicolone.

Après avoir débuté à l’écran sous le nom de Sofia Lazzaro, elle a finalement choisi le pseudonyme de Sophia Loren. En moins de deux ans, elle multiplie les courtes apparitions à l’écran. Chacun s’accorde alors à dire qu’elle ne tardera guère à se retrouver en haut de l’affiche, et même au sommet des gloires du septième art.

Ce qui devient réalité en 1961 lorsqu’elle est ovationnée sur la scène du Palais, juste après avoir reçu le Prix d’interprétation féminine pour La Ciociara, réalisé par Vittorio de Sica. Quelques soirs plus tôt, elle a fait sensation en arrivant à la soirée soviétique vêtue d’une robe rouge arrivée de Rome par avion spécial.

Plus tard, quand elle reçoit un Oscar à Hollywood, elle est déjà considérée comme une star d’exception, un mythe en puissance. Un statut dont François Chalais a été l’un des premiers à mesurer la réalité.

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Sophia Loren

En 1954, le Festival de Cannes découvre avec émerveillement une jeune actrice: Sophia Loren. INA

Jane Fonda raconte les mensonges de son père en 1963

Il y a toujours eu en Jane Fonda quelque chose de révolutionnaire. Aujourd’hui, elle manifeste régulièrement contre le réchauffement climatique. Tout au long de sa carrière d’actrice, elle a été, entre deux films, une ardente militante pour la paix et n’a jamais cessé de défendre, en féministe avisée, ses sœurs.

Elle a également mené, dans ses jeunes années, un combat plus personnel contre Henry Fonda, son père. L’acteur n’a jamais joué, dans la vraie vie, les pères affectueux, bien au contraire. Il s’est résolument montré distant. Ainsi, le jour où sa fille ose lui parler de ses rêves d’avenir, il répond d’un ton glacial qu’elle est beaucoup trop grosse pour devenir une actrice de cinéma. Elle n’a pas oublié cette blessure quand, en 1963, quand elle répond aux questions de François Chalais. Elle s’exprime dans un français presque parfait dont elle a appris les subtilités en passant deux ans à Paris pour suivre des études dans le monde de l’art.

Cette année-là, elle se montre particulièrement discrète sur la Croisette. Elle sera beaucoup plus expansive, lorsqu’elle reviendra pour défendre ses engagements politiques plutôt que ses rôles à l’écran. Avec une énergie qui se profile déjà en 1963, devant la caméra de «Cinépanorama».

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Jane Fonda

Face à la caméra de François Chalais, Jane Fonda n’hésitera pas à lui confier ses blessures intimes. INA

Claudia Cardinale, la séduction faite femme

Une longue et belle histoire d’amour: celle que Claudia Cardinale a vécue depuis 60 ans avec le Festival de Cannes. Son charme l’a régulièrement illuminé depuis ces premières photos de 1961 où elle pose assise sur une pelouse, vêtue d’une robe blanche et de sandales estivales.

Deux ans après, on la retrouve sur la Croisette en train de promener tranquillement un guépard qu’elle tient au bout d’une laisse. La présence du fauve ne doit rien au hasard. Il assure, à sa manière, la promotion du film de Luchino Visconti où l’actrice donne la réplique à Alain Delon et Burt Lancaster. Le 22 mai 1963, son sourire est encore plus lumineux quand Le Guépard se trouve récompensé par une Palme d’or attribuée à la quasi-unanimité du jury.

Trente ans plus tard, en 1993, la voici membre d’un jury présidé par Louis Malle. C’est dire si sa présence en 2017 sur l’affiche de la 70e édition est presque naturelle, même s’il s’agit d’une forme de consécration de ce sourire qu’elle affichait déjà en 1964 en répondant aux questions de François Chalais.

Découvrez ici l’entretien de François Chalais avec Claudia Cardinale

Claudia Cardinale vit une histoire d’amour qui dure depuis 60 ans avec le Festival de Cannes. INA

Retrouvez les émissions Cinépanorama de François Chalais sur Madelen, la plateforme de l’Ina.

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